Séoul // 11 Semaines Plus Tard…

Hello from the other side ~ Le voici, le voilà, mon tout premier article qui vient dresser un petit bilan et de mes deux mois et demi passés à Séoul.

Pour être honnête, ça fait près de quatre ans que je m’intéresse à la Corée du Sud. Alors quand on m’a annoncé que j’allais pouvoir y passer 6 mois, ça m’a d’abord fait super plaisir, puis super peur. Douze mois de préparatifs plus tard, le Jour-J est arrivé et tout le stress accumulé s’est envolé. Moi aussi d’ailleurs, direction Séoul, et sans escale. Et malgré toutes les projections que je m’étais faites, aucune ne m’avait préparée au sacré jetlag qui m’attendait, ni aux nombreuses galères quotidiennes qui ont suivi.

De la pollution qui rythme chaque journée au fonctionnement de l’université coréenne, en passant par la nourriture et sans oublier les super midterms de la mort, c’est une toute nouvelle vie à laquelle j’ai dû m’habituer. Onze semaines plus tard, les mauvaises habitudes reprises et la routine un peu installée, je me suis dit qu’il était temps de commencer à vous en parler . L’occasion de commencer ce blog avec un rapide topo de ce que j’apprécie de la vie de séoulite, et… de ce que j’apprécie forcément un peu moins.

~The Good stuff~

 Le contraste. C’est assez dingue de voir des buildings immenses et juste à côté un large parc traditionnel, d’avoir un accès à la connexion wifi la plus rapide au monde partout et des câbles qui quadrillent le paysage, de croiser des superbes voitures tip top design près de motos qui menacent d’exploser à chaque instant. Le contraste est partout, et ça devient vite assez fascinant.

Chanter approximativement du BTS au karaoké après avoir bu quelques bouteilles de soju, c’est donc ça le paradis? Noraebang & cie. J’aime bien chanter, mais seule et toujours quand je cuisine, comme ça je m’entends pas trop rater des notes. Et pour-tant, depuis que j’ai découvert les noraebang, c’est devenu l’un de mes lieux favoris. Il y a une certaine atmosphère dans ces karaokés qui donne tout de suite envie de se lâcher, de réveiller l’artiste plus ou moins incroyable qui sommeille en nous. On chante mal, mais qu’est-ce que c’est drôle. Et pas cher. Probablement la meilleure façon de finir une soirée, ou bien même d’occuper une heure de trou dans son emploi du temps.

 Les restaurants pas cher et super bons. Pour 7.000 wons, soit 6€ et quelques, on peut manger un super bon plat, consistant comme il faut, sans soucis. C’est moins cher qu’un McDo, et meilleur qu’un McDo. Et encore, quand on va dîner en groupe il arrive même de manger très bien pour 4.000 wons chacun… De quoi bouder sa cuisine bien plus facilement et régulièrement qu’à Paris, croyez-moi.

 Le métro. On y trouve cafés, supérettes, magasins de chaussettes ou de cosmétiques, librairies, mais aussi toilettes gratuites, propres et lumineuses. Parmi les affiches de pubs un peu partout, on remarque vite que la moitié d’entre elles célèbrent les anniversaires des stars locales. Tout ça rend les transferts bien plus agréables, d’un coup. Et puis tout est bien indiqué, on fait gentiment la queue devant les portes, et personne ne parle fort une fois dans les wagons. C’est très calme, et beaucoup de gens dorment pendant leur trajet. Les autres sont sur leur téléphone. Une fois j’ai pu suivre un peu l’épisode d’un animé que regardait une fille près de moi, c’était cool.

 La musique. Alors certes, ça va faire un petit bout de temps que j’apprécie et suis de près l’industrie musicale. En attendant, Kpop ou non, la majeur partie des boutiques et restos mettent la musique suffisamment fort pour rythmer le passage des gens devant leur vitrine. Peut-être que ça devient relou au bout d’un certain temps, mais personnellement, après 11 semaines ici, je continue d’adorer jouer à ce blind test musical sur la route vers le métro, ou vers l’université.

~The Moins Good Stuff~

Brouillard, pollution, ou les deux? Deux miams par bonne réponse.

⇒ La pollution. Franchement… c’est abusé. C’en est au point où certains jours je me sens mal à l’idée de sortir de mon dortoir pour aller à l’université, et elle se situe à 4 minutes de marche seulement. Les pics de pollution ici, ça se caractérise par un énorme brouillard marron, et systématiquement le soir on a mal à la gorge, à la tête et on est super fatigué. On prend vite l’habitude de checker l’état de l’air au réveil pour savoir s’il va falloir sortir le masque de protection ou pas.

 Pourquoi le pescétarisme. Le 1er janvier 2016, j’ai arrêté de manger de la viande. Or je me trouve actuellement dans un pays qui /adore/ la viande. Un peu galère du coup pour s’adapter au début, même si je m’y attendais et qu’on peut s’en sortir quand il y a une variante avec du poisson sur la carte. Sinon… la seule option est de manger une double ration de frites et c’est pas tip top healthy, c’est sûr. D’ailleurs les supérettes ne proposent pas énormément de choix question légumes&co, alors l’ultime solution reste de trouver la motivation de prendre le métro pour aller au Lotte Market le plus proche. Et sinon, ben… c’est ramen all day everyday. ¯\_()_/¯

 Le prix du métro. Alors il est propre et merveilleux, certes, mais du coup ça a un prix tout ça! Ici, pas question d’abonnement qui permet d’aller partout tranquillement. A la place, on achète une carte de transport dans laquelle on met de l’argent dès qu’on en a besoin. Et pour chaque trajet, on paie une certaine somme en fonction du temps et/ou du nombre de stations qu’on traverse – je crois. En gros, c’est comme un ticket, mais sous forme de carte rechargeable : si on se déplace trois fois en une journée, on paie trois trajets. Ça revient vite cher, alors maintenant j’ai tendance à préférer le bus, ou le taxi si je suis accompagnée.

~Enfin~

Là, ce n’est qu’un tout petit topo rapide. J’ai aussi eu l’occasion d’aller à Lotte World, de passer un super week-end à Sokcho, de participer au Lantern Festival de Séoul, d’aller voir les potteries d’Icheon… C’est incroyable de me dire que je ne suis toujours pas à la moitié de mon séjour, et qu’il me reste encore beaucoup de choses à voir, à vivre, à découvrir. En tout cas, merci d’être passé.es par ici, et si vous avez des questions et/ou recommendations, n’hésitez pas ~ 

Sincerely,
Iris.

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